Vélo

Zoov : 6 millions d’euros pour un nouveau service de vélo électrique

Le vélo électrique en libre-service n’est plus une innovation en France. Les sociétés comme Uber, Vélib’ et Indigo Weel sont présentes sur le terrain depuis quelques années et se battent pour rester à flot. Mais les difficultés du terrain n’ont pas convaincu Zoov d’abandonner son projet de lancer un nouveau projet de vélos électriques partagés. La jeune start-up est convaincue que son approche fera la différence.

Une approche innovante

Les vélos électriques actuellement en usage dans les villes de France peuvent être stationnés n’importe où. L’idée est de ne pas obliger le cycliste à trouver une borne de recharge avant de le garer. Mais ce système a un inconvénient majeur qui est l’encombrement des aires piétonnes. C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle vous vous demandez pourquoi acheter un vélo électrique.

L’approche de Zoov s’inspire du principe des chariots de supermarché. Un premier vélo électrique est d’abord accroché à une borne en forme d’arceau. Ce dernier servira ensuite de borne à un nouvel engin grâce à un système d’aimant placé sur la selle. Il est possible d’accrocher jusqu’à vingt bicyclettes sur une seule borne.

Cependant, dans les zones à faible densité, il est possible de stationner son NVEI n’importe où. Mais pour pouvoir utiliser un vélo électrique garé hors borne, il faudra y clipser une batterie amovible. Celle-ci sera mise à la disposition de l’utilisateur lors de la première location.

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Des vélos électriques connectés

Les appareils de Zoov sont tous connectés. L’appairage se fait via Bluetooth entre le smartphone du cycliste et le vélo lui-même. Pour déverrouiller un appareil, il suffira de scanner son code. Le verrouillage se fait également via l’application qui bloque alors le moteur.

L’absence de cadenas sur les bicyclettes Zoov réduit les risques de dégradation et de vol. En effet, le blocage du moteur rend malaisé le déplacement de l’engin. De plus, une alarme sonore très dissuasive se déclenche lorsque l’on essaie de déplacer l’engin sans l’avoir déverrouillé.

Les vélos électriques de Zoov sont également équipés de capteurs qui permettent à la start-up de collecter les données quotidiennes de l’engin. Selon la société, cette collecte de données permettra un meilleur suivi des appareils et une intervention rapide en cas de problème.

Une levée de six millions d’euros

Pour l’instant, seuls 25 vélos électriques Zoov sont mis à la disposition de la population. Ils sont tous placés à titre expérimental sur le plateau de Saclay. Mais ce sont 200 NVEI que veut lancer la start-up d’ici juin 2019.

Pour réaliser ce projet, c’est la somme de 6 millions d’euros qui a été levée par la société. Ceci a été possible grâce à la participation de Daphni, C4 Ventures, Road Ventures et des banques BNP Paribas et de la Banque des territoires.

En cas de succès de l’opération, la start-up française prévoit de s’établir d’ici 2021 dans vingt agglomérations en Europe. Si cela fonctionne, vous n’aurez donc plus besoin de choisir un vélo électrique à vous, il vous suffira de le louer.

Il faut reconnaitre que le projet de Zoov est audacieux surtout si l’on considère l’échec connu par les opérateurs de vélos sans bornes comme Obike, Ofo et Gobee. Mais comme nous l’avons déjà souligné, la société compte sur l’originalité de son approche pour rencontrer un plus grand succès.

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